En Bref, Takenaka Naoto

Ne croyez pas les mensonges des médias, Michael Jackson n’est pas mort. Il est juste retourné chez lui, au Japon.

 

L’auteur et interprète de ce magnifique plagiat est en réalité Takenaka Naoto (竹中直人), un chanteur, réalisateur et acteur japonais devenu célèbre par son interprétation dans des rôles historiques. A plusieurs reprises, il a incarné à l’écran Toyotomi Hideyoshi, unificateur du Japon pendant la période Sengoku à la fin du 16e siècle.

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Takenaka joue le rôle de Toyotomi Hideyoshi dans la série Gunshi Kanbei (2014).

Son jeu d’acteur, disons énergique, a probablement laissé un souvenir impérissable dans les mémoires de celles et ceux qui ont vu la série Nodame Cantabile (2006). Afin de rendre « crédible » son interprétation d’un chef d’orchestre allemand, on lui tartine le visage de fond de teint et lui colle une perruque sur la tête. Pour parfaire le tout on le fait parler japonais avec un accent américain.

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On a vu des allemands plus crédibles (Nodame Cantabile).

Au cinéma, Takenaka s’est révélé en tant que réalisateur avec le film L’Homme sans talent (無能の人, Muno no hito), une adaptation du manga du même nom pour laquelle il a reçu le prix de la presse au festival de Venise en 1991. La bande originale du film est l’oeuvre du groupe Gontiti (mentionné dans un article précédent).

 

Takenaka a également une grande carrière de doubleur à son actif. Il a par exemple été la voix japonaise de Batman ou du chat botté de Shrek, entre autres. Il semble aussi beaucoup s’amuser en faisant le pitre dans des publicités, que ce soit pour des connexions internet ou des crédits bancaires.

 

Musicalement, Takenaka est un véritable touche-à-tout, avec des performances franchement convaincantes en rock par exemple.

 

Même lors d’incursions risquées dans des domaines plus funky voire même hip hop, il s’en sort toujours, comme ici avec le Tokyo Ska Paradise Orchestra.

 

Certaines de ses compositions sont à la frontière entre l’humour et l’étrange.

 

La carrière de Takenaka est assez représentative du mode de fonctionnement japonais. Les domaines artistiques ne sont pas cloisonnés et il est tout naturel pour lui de passer de la musique à la réalisation. Un peu comme Kitano Takeshi lorsqu’il produit des émissions de télévisions entre deux longs métrages.

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